Paroles

LA FLÈCHE OU LE BAISER

Mais qu’est-c’qui s’passe ?  pourquoi tu trembles comme ça
C’est l’angoisse de l’impasse qui t’a clouée là
Allez un pied devant l’autre chasser l’immobile
Juste un pied devant l’autre retrouver le mobile

La flèche ou le baiser
Pourvu qu’on soit touché
Tout est affaire de contact
Trouver l’impact  ….Ainsi va l’humanité…

Qu’est-c’que tu pleures ? la fin qui menace
Trop d’heures au compteur et déjà faut laisser la place
Allez un pied devant l’autre éviter l’abîme
Juste un pied devant l’autre t’inventer d’autres cimes

Qu’est c’que t’espères ?  tu ne le sais plus
Prends ta colère  et sors dans la rue
Sans le goût des autres restera la bile
Alors un pied devant l’autre va rejoindre la file

Paroles : Fabienne Pralon

JAMAIS

Je ne veux plus jamais te voir
Je ne veux plus jamais te voir
Je ne veux plus jamais peut-on le dire ?
Quand on sait
Que le temps nous donnera raison

Partir sans pleurs
Aller ailleurs
Et ne plus y revenir

Je ne veux plus jamais te voir
Je ne veux plus jamais te voir
Je ne veux plus jamais peut-on le dire ?
Quand on sait
Que le temps  nous donnera raison

Fuir la rancœur
Garder le meilleur
Ce vieux fou rire

Je ne veux plus jamais te voir
Je ne veux plus jamais
Je ne veux plus
Je ne
Je .

Paroles : Fabienne Pralon

62

J’ai pris la route en 62 j’ai pris les vagues j’ai pris les creux
J’ai attendu beaucoup J’ai attendu le tout le plein les battements de mains
J’ai pensé seule sur les balcons dans les tilleuls baronne perchée
Soliloqué sur les sentier sur les rivages, dans les cités
Réinventé l’image  imaginé l’adage brisé les cages

Et toutes ces chansons dans leurs sillons
Y graver ton nom obsession

J’ai mis le  je  au centre j’ai renvoyé la balle tous les ballons
J’ai rien gardé
Senti le rouge à mes joues quand tes yeux étaient en joue
J’ai eu peur du  non  plongé dans le son dansé la colère chanté en plein air
Vu ce nouveau né vu ce macchabé

J’ai pris le temps le temps de tout c’est intimidant ce temps à aimer
J’ai maté dehors j’ai maté dedans j’ai tout expulsé j’ai pas eu d’enfants
J’ai pas tout compris j ai aimé ces corps j’ai osé l’écrit
Tout s’est adouci quand on s’est dit oui…

Paroles : Fabienne Pralon

Combien

Combien de pas pour une peau combien de chassés-croisés
Combien de toi posé sur un do dans combien de couplets
Combien de coups bas de coups durs pour combien de coups de chapeaux
De coups d’éclats  de coupures et combien de coups de trop
De coups du sort  de coups de bol sur combien de coups de tête
Combien de corps au ciel sous les sols pour combien de galipettes

Combien à tenir, combien à lâche
Combien à se souvenir d’été
Combien à remplir, combien à vider
Et combien de félicités

Combien de routes combien de doutes pour combien d’échappées belles
Combien de pics de paniques  et combien d’excès de zèle
De j’aurais dû j’aurais voulu pour combien de certitudes
D’accord perdue de coups tordus et combien de solitudes
Combien de si de sursis  et combien de vérités
Combien de oui de non-dits et combien de velléités

Paroles : Fabienne Pralon

À QUOI PENSENT-ILS…

À quoi pense le nageur quand il fait ses longueurs regardant les carreaux sous l’eau
À quoi pense le coureur quand il grimpe en danseuse laissant pendre sa langue nerveuse

Peut-être qu’ils pensent à rien ils avancent il avancent
peut-être qu’ils pensent à rien et demain recommencent…

À quoi pense le tourneur quand il tourne derviche aguichant tout autour les biches
À quoi pense le braqueur quand il tient son butin plongeant dans les émeraudes sa main

Peut-être qu’ils pensent à rien juste ils comptent et ils comptent
peut-être qu’ils pensent à rien et demain ils recomptent…

À quoi pense le chauffeur quand il conduit ses Pommes avalant 2000 bornes Lille -RomeA quoi pense le « hardeur » quand on lui dit moteur l’objectif sous les reins félin

Peut-être ils pensent à rien juste ils vont et ils viennent
Peut-être ils pensent à rien c’est juste un va et vient…

Paroles: Fabienne Pralon

FEMME DE CHAMBRE

Je suis la femme de chambre midi tant pis je rentre…
J’aère le souvenir des clients de passage
Un rayon de soleil  sur ce drap déchiré
Eclaire le secret de cette nuit de rage
J’imagine les cris d’un amant éconduit
D’une veuve éblouie  par une peau d’ébène
D’un détenu sorti trinquant à la santé
De lèvres frémissantes et d’incessants « je t’aime »
Je suis la femme de chambre midi tant pis je rentre…

Je brise vos sommeils dépose les plateaux
Je vide les corbeilles et j’ouvre les rideaux
Et je lisse les plis et je retends les toiles
Pour l’accueil des nues celles qui ont mis les voiles
Des filles de vertus ou des corps sans escale
Pour celles qui se rebiffent et qui l’avait prédit
Enlaçant de non-dits » des  étreintes à vif
Je suis la femme de chambre midi tant pis je rentre…

J’astique les baignoires je change les parures
Je brique les miroirs vos témoins de luxure
Je ramasse les miettes et remets des serviettes
Pour vos fresques épiques vos foudres romantiques
Frasques de matelot à dada sur le dos
Pour une âme affaiblie  qui atterrit ici
Une fin anonyme à la dix un mardi
Je suis la femme de chambre minuit enfin je rentre…

A la fin du service  remonte à la 110 la sors de son étui réaccorde le mi
Cherche une mélodie et quand les mots s’y glissent
Réinvente vos vies à l’hôtel des  » Lys »

Paroles : Fabienne Pralon

PAS DUPE

T’es pas dupe
Mais t’es pas cap’
De dire stop

Et tu tailles la broussaille mais un détail te raille
Jetant son dévolu
Tu enfonces tu défonces mais les ronces se prononcent
Invaincues
Tu t’abaisses  tu encaisses Er tu restes pour les liasses
Qui l’eu cru
Tu courtises les devises des marquises de Venise
Ils t’ont vu

Tu turbines grise mine 6 heures sonnez les matines
Pour ton dû
C’est l’embûche de la bûche encore un Noël en ruche
Attendue
Et tu brosses ton carrosse tu causes tard à la noce
La bière en fût
Ta compagne en campagne jamais ne t’accompagne
Retenue

Paroles : Fabienne Pralon

DES HEURES

Des heures collées au radiateur fait froid dehors
Pas envie d’ sortir d’ la d’ meure
De bouger l’ corps
Y’a des jours où l’extérieur a un goût d’ mort
Alors on fait les 4h et on s’endort

Des heures collées à l’arc en ciel c’est bon d’prendr’l’air
Perchée sur l’ toit y’a l’ père soleil qui m’chante la mer
Un vent joyeux fait ses adieux à nos querelles
Les yeux  tranquilles j’écoute causer les tourterelles

Des heures collées à ta douceur sous l’feu mijote
Poulet curry et pomme vapeur coulis grillotte
En attendant Fred et Alex on s’redéclare
Qu’nos cœurs ne sont plus à l’index majeure histoire

Des heures collées à la grande ourse c’est beau d’ la terre
Nos mains enlacées dans la mousse lit de fougères
On s’est jeté à corps trouvés sur Jupiter
Douce Vénus nous a couvés la nuit entière

Paroles: Fabienne Pralon

TOUT L’MONDE S’EN FOUT

Tout l’monde s’en fout de c’que tu fais/ alors fais le.
Tout l’monde s’en fout de c’que tu tais /alors dis le.
Tout l’monde s’en fout de c’que tu es/ alors sois le.
Tout l’monde s’en fout de c’que tu crois /alors fais- le
Tout l’monde s’en fout de c’que tu dois / alors dis-le
Tout l’monde s’en fout de c’que tu as/ alors  prends- le

Toutl’monde s’en fout tout le monde tout le monde
Toutl’monde s’en fout…. sauf toi

Tout l’monde s’en fout de c’que tu veux/fais-le
Tout l’monde s’en fout de c’que tu vaux/dis-le
Tout l’monde s’en fout de c’que tu vis/vis le
Tout l’monde s’en fout de c’que tu aimes /alors fais- le
Tout l’monde s’en fout de c’que tu traines / alors dis-le
Tout l’monde s’en fout de cque tu sèmes/ alors  sèmes- le

Tout l’monde s’en fout de c’que tu danses alors fais
Tout l’monde s’en fout de c’que tu penses alors dis le
Tout l’monde s’en fout de c’que tu chantes alors chante le
Tout l’monde s’en fout de c’que tu peins alors fais le
Tout l’monde s’en fout de c’que tu d’viens alors dis le
Tout l’monde s’en fout de c’que tu tiens alors tiens bon

Toutl’monde s’en fout tout le monde tout le monde
Toutl’monde s’en fout…. sauf toi, sauve toi…

Paroles: Fabienne Pralon

MÊME SANG

Que d’enfances secouées de fierté à exaucer
De cadences infernales de fringale de piédestal
De maternelle en terminale rien n’est égal
Même si tu sues, même si tu saignes même si t’as mal

Viens même sans la médaille même sans la bataille
Même sans on t’aimera
Allez viens même sans la victoire même sans la gloire
Même sans on t’aimera

Que d’existences à révéler de révérences à réclamer
Nul ne se ménage sur ce manège de stratèges
Trouver sa place, sauver l’honneur
Même si ça tacle ça blesse même si ça laisse des traces des hauts le Cœur

Que de carences à combler de récompenses à agiter
Des escalades en pagaille des références pour le bail
Des réussites à enchainer marquer gagner plaire au père à la mère
à l’élu de Cœur et tant pis pour les jalousies de sœurs

Perdant ou vainqueur ça finira en pleur et en bouquet de fleurs

Paroles : Fabienne Pralon

PASSE

Tu passes repasses devant derrière moi et je sens mon corps qui gronde
Et ne me dis pas que  tu ne vibres pas au passage des ondes
Quand  tu  me fais ta ronde c’est vieux comme le monde
Et ces reins qui se dandinent aux effluves marines
La braise attend sa cime ce petit cri ultime …

Non non non non je n’irai pas
Non non non non à l’aventure
Le cœur n’y est pas

Elle passe  repasse devant derrière toi et tu sens ton corps qui gronde
Et ne lui dis pas que toi tu ne vibres pas à ce sourire en fronde
Qui  te lance sa sonde c’est vieux comme le monde
Et même si c’est un jeu tu le sais dangereux
T’y as perdu des yeux amoureux…

Il passe repasse devant derrière  toi et tu sens son corps qui gronde
Et ne lui dis pas que tu ne vibres pas à ce regard qui plonge
Mais qui retient sa longe rongé par ce vieux songe (vieux singe)
Tu gardes ces fantasmes pour vos feux d’artifices
Vos exquises extases enfin en phase.